12 mai 2008

TRAVAILLER DANS UNE SCOP

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Plus démocratiques, plus équitables, plus sociales... Les 1 800 Sociétés Coopératives Ouvrières de Production (SCOP) veulent réconcilier le salarié avec son entreprise. Réalité ou utopie ?

 

 

Un choc culturel ! C'est ce qu'a ressenti Thomas, 26 ans, sorti tout droit d'une école de commerce et d'un premier stage chez Coca-Cola en arrivant chez Chèque Déjeuner. Imaginez ! Une entreprise où la standardiste peut décider des orientations stratégiques de l'entreprise ou même élire son patron... Irréaliste ? Pas tout à fait. Le numéro trois mondial du titre restaurant au coude à coude avec le géant Accor est une Scop, une Société Coopérative Ouvrière de Production. Derrière ce sigle un peu barbare se cache une autre manière de voir l'entreprise. Explication : si une Scop a les mêmes contraintes de rentabilité qu'une entreprise normale, son mode de fonctionnement est en revanche original. Premier principe : la majorité du capital de l'entreprise appartient obligatoirement aux salariés. Ceux-ci participent donc à la gestion et aux choix stratégiques. Deuxième principe : le partage des résultats. Tous les salariés profitent des bénéfices, et non plus quelques actionnaires. Une logique à des années lumières des excès du capitalisme financier.

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07 janvier 2008

TRAVAILLER À... HONG-KONG

045681542641bb053dbd007dfaf3aebd.jpgAvec 7 000 de nos ressortissants, Hong-Kong héberge la plus grosse communauté française d'Asie. Ses atouts économiques : son libéralisme total et sa position, adossée au gigantesque marché chinois.


 
Un petit jeu de piste pour débuter ce reportage : où se cache les traces de la présence de l'économie française au milieu des gratte-ciel de Hong-Kong ? Facile ! Commençons par lever les yeux. Perchée à plusieurs centaines de mètres, l'enseigne de la Société Générale fait face à celle de Sita, la filiale déchets du groupe Suez. Pour rejoindre Central, l'équivalent de la City londonienne, empruntons l'escalator extérieur le plus long du monde (800 mètres !) conçu par la CNIM (Constructions Industrielles de la Méditerranée). Dans les rues commerçantes, impossible de rater les immenses enseignes françaises de luxe, Vuitton, l'Oréal ou Hermès. Engouffrons-nous dans le métro. Les parkings souterrains sont gérés par Vinci. Son concurrent Bouygues y construit des tunnels. Dans la station Tsuan Wan, une grande fresque a été réalisée par Opiocolor, une PME du sud de la France. Avec 600 entreprises présentes, la France et son savoir-faire s'exportent de plus en plus ici. 

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15 octobre 2007

EMMAÜS, CÔTÉ BUSINESS

e095dec473d6b74b3c3d55e0c050c9b3.jpgCréé en 1949 par l'Abbé Pierre, Emmaüs conjugue aujourd'hui ses valeurs de solidarité avec une logique d'entreprise. Mais toujours pour lutter contre l'exclusion.



 C'est l'histoire d'un sénateur qui choisit de faire un stage chez Emmaüs. « Chez les chiffonniers ? », l'interrogent ses collègues parlementaires habitués aux séjours dans la banque ou dans l'industrie. « Oui, mais c'est une véritable entreprise, avec des milliers de salariés », leur répond notre sénateur. Les chiffres lui donnent raison. Avec 123 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2005, Emmaüs France pèse davantage qu'un groupe comme Brossard (biscuits et surgelés) ou Saint-Hubert (matière grasse). Votre meuble de salon acheté trois fois rien ou le don de vos vieux pulls fait vivre 4 000 compagnons et 3 500 salariés.

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10 septembre 2007

LE TÉLÉTRAVAIL À LA CAMPAGNE

9e2fa6408ce1926728126d0cb9a2b6c3.jpgRas le bol du métro et des bouchons ? Envie d'un bol d'air frais ? Grâce au télétravail, il est possible de poursuivre son activité professionnelle à la campagne. Reste à se poser les bonnes questions.

 

Le bonheur est-il vraiment dans le pré ? Si vous discutez avec des télétravailleurs installés à la campagne, certains sujets de conversation reviendront inévitablement : les bouchons du périph', le métro bondé et les prix exorbitants du m2. Pour fuir ces contraintes urbaines, Amandine, 35 ans, a quitté en 2005 son F2 d'Evry pour une ferme dans le Cantal. Son nouveau job : télésecrétaire indépendante. « Au départ, j'avais quelques appréhensions. Mais je sentais que j'étouffais à petit feu en ville. Quand mon mari a eu une occasion en or, on a tenté l'aventure ». Comme Amandine, qui n'a jamais rêvé, après un retour de vacances, de se mettre définitivement au vert ? Selon une étude BVA-CNASEA, près de 8 millions de citadins souhaitent le faire. Un sur deux avant la retraite ; un sur huit d'ici à cinq ans. Le désir d'être propriétaire, le retour aux sources et l'envie de voir grandir ses enfants au grand air en sont les motivations les plus courantes.

 

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18 juin 2007

GÎTES DE FRANCE : LA CLÉ DES CHAMPS

66573313557590143b4b61151c660589.jpgEn 50 ans, Gîtes de France est devenu le N°1 européen du tourisme vert. Avec 43 000 propriétaires adhérents, le réseau souhaite désormais décliner ses valeurs d'accueil avec une dose de marketing.

 
 

L'HISTOIRE

Un concept vieux d'un demi-siècle...

 

Notre saga débute au village de la Javie au pied des sommets des Alpes de Haute Provence. En 1951, pour accueillir les vacanciers profitant des congés payés, Lucien et Denise Roche, un couple de paysans, ouvrent le premier gîte rural de France : le concept commercial de l'accueil chez l'habitant est né. En 1955, le sénateur Emile Aubert fonde la Fédération Nationale des Gîtes de France (FNGF). Dans les années 70, c'est l'émergence des chambres d'hôtes. « Créées lors des Jeux Olympiques de Grenoble en 1968, elles ont permis aux femmes de sortir de l'isolement à la campagne », raconte Clotilde Mallard, directrice de la FNGF. En un demi-siècle, Gîtes de France a joué un rôle considérable dans le monde rural : en offrant un complément de revenu aux agriculteurs ; en animant la vie des campagnes ; en évitant à 100 000 bâtiments de tomber en ruine. Mais sa plus grande réussite aura été de débarrasser le tourisme vert de son image un peu ringarde.

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29 mai 2007

COMBIEN GAGNE... UN MAIRE

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Négociateur et gestionnaire : être maire requiert le sens de la concertation ainsi qu'une grande disponibilité. La fourchette de ses indemnités s'échelonne de 600 à plus de   5 000 euros.

 

Langouët. Un petit village breton de 600 habitants à une dizaine de kilomètres de Rennes. Ce matin, Daniel Cueff, le maire, supervise d'un oeil les travaux des bâtiments de la mairie et prépare d'un autre la visite de plusieurs associations écologistes. Au fil des mois, Daniel a fait de sa commune une pionnière dans le développement durable, grâce à la construction d'une école et de plusieurs lotissements écologiques. Elu en 1999, il est également maître de conférences à l'université de Rennes. Les premiers pas à la mairie, confie-t-il, n'ont pas été toujours faciles. Il a fallu se mettre à jour. Si grâce à son métier, Daniel a très bien compris les enjeux éducatifs lors de la construction de l'école, il confesse volontiers quelques lacunes en architecture et en urbanisme.

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11 avril 2007

DES TRAVAUX POUR UNE MAISON ÉCOLO

medium_15photo.4.jpgEnergies renouvelables et chasse au gaspillage énergétique : les Français sont de plus en plus nombreux à engager des travaux pour une maison plus écologique.


Chauffe-eau solaire, pompe à chaleur, isolation à la laine de chanvre... L'écologie s'invite désormais à la maison. Les chauffagistes et les professionnels du secteur sont assaillis par des ménages qui souhaitent installer des panneaux solaires (+ 131 % en un an) ou un chauffage à bois (+ 33 %). Pour le particulier, l'enjeu est double. Ecologique tout d'abord : le logement est responsable d'un quart des gaz à effet de serre et de près de la moitié de la consommation d'énergie. Mais c'est également un enjeu économique : à l'heure où le fuel et le gaz pèsent de plus en plus sur le budget des ménages, se lancer dans des travaux écolos est une solution qui peut se réveler rentable au bout de quelques années.

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11 février 2007

UNE PME BRETONNE HABILLE HOLLYWOOD

medium_Chapelais2.jpgA la tête des Petits Chapelais, la styliste bretonne Nathalie Simonneaux crée des vêtements pour enfants. Ses collections ont séduit plusieurs stars américaines.

 

Julia Roberts, Kate Winslet, Whoopi Goldberg... Outre des cachets confortables, ces trois comédiennes ont un autre point commun : leurs enfants portent des vêtements d'une styliste bretonne, Nathalie Simonneaux. Créatrice des Petits Chapelais, rien de prédestinait cette ancienne costumière free-lance à faire les beaux-jours des bambins du gotha américain.

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24 janvier 2007

« ASSISE MAIS PAS INVALIDE »

medium_CENSIER1.jpgDelphine Censier, 22 ans, est tétraplégique depuis la naissance. Un corps immobile, mais une tête bien faite et un caractère bien trempé. Portrait.

 

Pas évident d'interviewer Delphine Censier. Cette jolie blonde de 22 ans, malgré une tétraplégie à la naissance qui lui paralyse la majeure partie du corps -, vous renvoie vos questions sur son handicap à quelque chose d'accessoire. Dans son appartement de Rennes, Delphine ne chôme pas, expliquant « travailler quinze heures par jour, sept jours sur sept. » Coups de téléphone, paperasse à remplir... « Je crois que je m'ennuie très vite. Si je suis assise, je ne suis pas invalide », analyse-t-elle.

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07 janvier 2007

COMBIEN COÛTE... UN PANIER DE LEGUMES BIO

medium_verdura.2.jpgPratique, gastronomique, écologique : le panier de légumes bio fait fureur. Pour s'approvisionner, les meilleurs solutions sont à rechercher du côté des jardins d'insertions et des «AMAP».

 

Depuis plusieurs années, l'engouement pour l'agriculture biologique ne se dément pas. La formule des paniers de légumes séduit les consommateurs soucieux de la qualité de leur alimentation et de la protection de l'environnement.  « Plus de 4 Français sur 10 consomment au moins un produit bio. Parmi eux, 22 % en consomment au moins une fois par semaine et 22% une fois par mois », analyse l'Agence Bio. La meilleur façon d'avoir des légumes bio frais et bon marché est de privilégier les circuits courts ou la vente directe, au plus près des maraîchers. Plusieurs solutions existent.

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