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<title>CARTE DE PRESSE N°102 417 - la-chronique-d-amnesty</title>
<description>Jean Abbiateci - Journaliste</description>
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<lastBuildDate>Mon, 22 Jun 2009 22:22:33 +0200</lastBuildDate>
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<title>Restavek, &quot;un pauvre parmi les pauvres&quot;</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Jean Abbiateci)</author>
<category>La Chronique d'Amnesty</category>
<pubDate>Mon, 02 Feb 2009 08:47:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-1552559&quot; src=&quot;http://jeanabbiateci.hautetfort.com/media/01/01/91883585.jpg&quot; id=&quot;media-1552559&quot; alt=&quot;IMG_1239_2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;AMNESTY. Mal nourris, mal traités, mal logés&amp;nbsp;: le sort des 300&amp;nbsp;000 Restaveks, ces enfants esclaves placés comme domestique en ville, est un indicateur dramatique de la situation d’Haïti.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;Leurs mains enfantines sont déjà usées. Les paumes élimées et meurtries, à force de nettoyer, astiquer, éplucher. Difficile pourtant de percevoir l’ampleur de la souffrance derrière ces regards baissés et ces épaules voutées. Le récit de leurs courtes vies est raconté à mi-voix comme si leurs histoires étaient trop lourdes à porter. De tous les maux dont souffre Haïti, la situation des enfants domestiques est sans doute l’une des moins enviables. On les appelle Restavek, du créole «&amp;nbsp;rester avec&amp;nbsp;». Venus des campagnes haïtiennes, ils travaillent comme domestique au sein de familles d’accueil, dans des conditions proches de l’esclavage. En 2006, un rapport de l’UNICEF en dénombrait 300&amp;nbsp;000 dans tout le pays.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Ouanaminthe, une zone pas très franche</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Jean Abbiateci)</author>
<category>La Chronique d'Amnesty</category>
<pubDate>Mon, 02 Feb 2009 08:30:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img name=&quot;media-1552531&quot; src=&quot;http://jeanabbiateci.hautetfort.com/media/00/02/230739220.jpg&quot; id=&quot;media-1552531&quot; alt=&quot;F1060027 (1).jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;AMNESTY. La situation dans cette ville frontalière du nord-est est un condensé dramatique des relations d’Haïti avec la République Dominicaine.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Belle journée sur les berges de la rivière Massacre, où plusieurs centaines de femmes s’attèlent à la lessive du jour. A quelques mètres, la zone franche de Codevi s’étire sur 80 hectares, entièrement clôturés par des kilomètres de mur. Dans cette usine d’assemblage textile, 2 600 Haïtiens cousent 11 heures par jour des pantalons Levi Strauss pour un salaire de misère. Un&amp;nbsp;no man’s land&amp;nbsp;du droit du travail, comme dans les Maquiladoras mexicaines. Joseph travaille au sablage des jeans pour 625 gourdes (12 euros) par semaine&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Vous voyez,&amp;nbsp;montre-t-il. L’usine est pile à la frontière. Il y a une entrée côté Haïti pour les milliers d’ouvriers et une autre côté dominicain pour les patrons.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; &amp;nbsp;Cette image résume à elle seule les relations entre les deux pays. D’un côté Haïti engluée dans sa misère noire. De l’autre, la «&amp;nbsp;Rép Dom&amp;nbsp;», son réseau électrique, ses usines à sucre et ses plages à touristes. Le PIB par habitant y est six fois supérieur. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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