05 juin 2008

PORTRAIT : LE PDG DE CHÈQUE DÉJEUNER

cheque_dejeuner.gifCHALLENGES. Elu par ses salariés, Jacques Landriot veut faire rimer coopératif avec compétitif. Sans transiger sur les valeurs humaines du groupe.

 

A Chèque Déjeuner, ce principe coopératif vaut commandement : un homme = une voix. Un fonctionnement qui donnerait de l’insomnie à nombre de dirigeants. Comment gouverner quand vous pouvez être viré chaque année par vos salariés ou quand votre standardiste a autant voix au chapitre que vous ? Son président Jacques Landriot lui n’en fait visiblement pas de cauchemar la nuit. Dans son bureau au siège de Gennevilliers, l’homme est détendu et bavard, toujours enthousiaste, parfois poliment vachard lorsqu’il commente les déboires de son concurrent Accor. Ses propres actionnaires lui causent moins de soucis : ce sont ses salariés coopérateurs qui viennent de le réélire avec 87 % des voix. Au-delà des chiffres, ce patron discret jouit d’une légitimité incontestable. Il a transformé la PME créée en 1964 par Georges Rino, syndicaliste FO, en numéro trois mondial du titre restaurant. Chèque Déjeuner est devenue la Société Coopérative de Production (SCOP) la plus célèbre de France, un symbole du « entreprendre autrement ».

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