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04 février 2008

EKINOPS BRANCHÉ SUR L'INTERNATIONAL

1bdad02bb8162f6d1f7d9e8eb829f9f0.jpgAttention : success-story à la bretonne ! Cette start-up de Lannion a su valoriser son savoir-faire technologique pour partir à la conquête des marchés d'Europe, d'Amérique et d'Asie.

 

Un million de chiffre d'affaires en 2006, 4 millions en 2007, 8 millions prévus pour 2008... Quatre ans après sa création, Ekinops, spécialisé dans le transport optique, est en pleine croissance. L'histoire de cette start-up de 40 salariés, créée en 2002 par des anciens ingénieurs d'Alcatel, avait pourtant commencé de façon chaotique. « C'était juste après l'explosion de la bulle internet et les attentats du 11 septembre. On n'aurait pas pu choisir un pire moment », plaisante Jean-Luc Pamart, l'un des fondateurs. Le déclic aura lieu en juillet 2002 : l'entreprise devient lauréate du concours Oséo Anvar récompensant les entreprises innovantes. D'un coup, les investisseurs sont moins frileux. Première levée de fonds : 7 millions d'euros.


 Ancrage local, clientèle mondiale

 

Côté organisation, Ekinops a fait de Lannion son centre technologique, en y installant ses laboratoires Recherche et Développement. Deux facteurs ont joué dans ce choix géographique. Premièrement, la concentration locale d'entreprises spécialisées dans les télécommunications qui composent aujourd'hui le pôle de compétitivité Images et Réseaux. L'autre raison est plus circonstancielle. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, c'est au moment où Ekinops a commencé à recruter que son voisin Alcatel licenciait. « Nous avons pu embaucher assez rapidement sur place des gens très qualifiés. On a pu également acheter du matériel d'occasion très performant », explique l'autre fondateur François-Xavier Ollivier.

 

Si le coeur d'Ekinops est en Bretagne, sa structure commerciale s'est dissociée dans le monde entier, au plus près de ses clients. Une première annexe avait été créée en région parisienne. L'année 2007 aura été celle de l'internationalisation, avec la création de plusieurs bureaux aux Etats-Unis, à Londres et à Singapour. « Pour nous, l'Asie, c'est encore de la prospection. Il s'agit de comprendre comment fonctionne le marché, pour faire des affaires le moment venu. »

 

Bientôt en Bourse ?

 

Malgré sa taille réduite, la PME bretonne a réussi à s'imposer face aux géants du secteur.... dont Alcatel. De quoi nourrir des nouvelles ambitions. « Soit on était une bonne PME vivant tranquillement dont j'aurais pu rester le PDG. Soit on donnait un coup d'accélérateur pour viser une introduction en bourse à l'horizon 2009-2010. » Ces ambitions ont été accompagnées en amont par une nouvelle levée de fond de 14,5 millions d'euros et l'arrivée d'un nouveau PDG, Didier Brédy. François-Xavier Ollivier qui lui a cédé son fauteuil en 2006 pour se recentrer sur la technique et la production, l'explique avec beaucoup d'humilité : « L'échec d'une entreprise peut arriver quand les fondateurs veulent à tout prix en garder les commandes. A un moment, il faut savoir mettre les meilleurs aux postes clés. Nous l'avons fait et c'est un bon choix. »

 

Jean Abbiateci

 

Le Télégramme, 8 février 2008. Dossier complet ici.

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