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16 mars 2007
HAÏTI : LES PLANCHES DU SALUT
A Port-au-Prince, plusieurs troupes de théâtre se démènent pour monter leurs pièces. Un refus du fatalisme dans un pays en proie à la violence et la misère.
Une image mieux qu'un long discours. Une petite visite au Théâtre National est la meilleure façon d'observer la déliquescence de l'Etat haïtien. Pour accéder à ce lieu improbable, il faut plonger dans l'agitation et la pollution des quartiers pauvres du bas de la capitale Port-au-Prince, se frayer un chemin entre les étals des vendeuses de rue, longer le cimetière qui héberge aussi bien le repos des morts que le plaisir des vivants. Et toujours être attentif afin d'éviter de se faire écraser. C'est ici à Carrefour Léogâne, à la lisière de Cité l'Eternel, l'un des bidonvilles du bord de mer les plus misérables, que se trouve le théâtre. Construit juste avant la fuite de Jean-Claude Duvalier en 1986, ce bâtiment accueille le plus souvent des assemblées pentecôtistes ou des meeting politiques. Une fois l'enceinte franchie, un simple coup d'oeil permet de se rendre compte du caractère surréaliste de cette salle de spectacle. La fumée noire et l'odeur oppressante des ordures qui se consument dans la ravine voisine s'engouffrent sous le chapiteau ; le bruit mécanique des Tap-Tap, ces taxis collectifs colorés et cabossés, est assourdissant. A l'intérieur, les sièges en plastique sont recouverts d'une fine couche de poussière. Sur la scène, un piano noir est le dernier vestige d'une représentation passée. Quant aux coulisses, elles n'ont jamais été achevées.
09:20 Publié dans Témoignage Chrétien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : haiti
HAÏTI : REPORTAGE À CITÉ SOLEIL
Les apparences sont trompeuses. Les jours calmes, rien ne distingue Cité Soleil des autres bidonvilles haïtiens. L'avenue Soleil, l'axe central, est même l'une des rares routes de la capitale entièrement bitumée. Sur le marché, les Soléiens sont nombreux : le contenu des étals n'a rien de plus effrayant pour un estomac européen que celui des autres marchés du pays. Mais certains signes sont révélateurs, comme les impacts de balles sur toutes les façades ainsi la rangée de blindes en poste devant les anciennes halles transformées en camp retranché par la Minustah. Cité Soleil est en guerre, classée « zone rouge ».
01:10 Publié dans Ouest-France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : haiti
15 mars 2007
L'APPRENTI MEUNIER DEVENU MISSIONNAIRE
André Siohan est missionnaire à Haïti au sein de la congrégation des Pères de Saint-Jacques. Il est le témoin impuissant de l'extrême pauvreté le pays.
Un mardi matin à la Paroisse Saint-Antoine, un quartier populaire non loin du centre de Port-au-Prince. Le père André Siohan discute en créole avec Gaby, le vicaire haïtien. Depuis la terrasse, la vue embrasse les bidonvilles de la capitale. Deux millions d'habitants vivent là dans une immense misère. De l'église voisine où se déroule la messe, on entend monter des voix puissantes. Ici, le père André est chez lui. A son arrivée en 1999 chez les Pères de Saint-Jacques d'Haïti, ce prêtre finistérien a oeuvré durant trois ans dans cette paroisse, s'occupant notamment du foyer Caritas pour les enfants des rues.
12:10 Publié dans Ouest-France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : haïti, port-au-prince
14 mars 2007
HAÏTI : LES RATÉS DE LA SCOLARISATION
11:10 Publié dans Réforme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : haiti
08 mars 2007
LA CULTURE CÔTÉ FERME
Javené un samedi soir, entre chien et loup. Ce petit village niché dans les vallons de la campagne du pays de Fougères est situé à une soixantaine de kilomètres de Rennes. Ce soir-là, le badaud de passage devant la ferme du lieu-dit «La Lande » aura pu être intrigué par les rires qui éclataient du fond de la grange. Etrange ! Les esprits chagrins y auront vu encore une énième fête locale arrosée et auront passé leur chemin. Au contraire, les plus téméraires prendront la peine de s'aventurer jusqu'à l'entrée, longeront la buvette et les tables de repas désertées pour arriver jusque sous la grange. Et oh surprise ! Le troupeau n'est plus là, le bâtiment a été soigneusement nettoyé, les chaises installées en rangs serrés. Sur la scène, des comédiens font le spectacle, à grands renforts de lumières. Face à eux, près de 300 personnes qui applaudissent à tout rompre !
10:20 Publié dans Village Magazine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, culture, ferme, spectacle, ruralité

