12 mai 2010

Changement d'adresse

Simplement une petite note pour signaler que vous pouvez retrouver désormais mon CV professionnel à une nouvelle adresse.

 

 

 

 

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22 juin 2009

DEUX PETITES NOUVELLES

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Pour ceux qui suivent ce blog, deux petites nouvelles.

 

La première est en lien avec le reportage réalisé à Haïti en décembre 2008. Mon reportage paru dans Témoignage Chrétien, "Les routes de la faim" a été récompensé au Prix International des Médias Planète Manche, qui honorait des reportages en lien avec le développement durable. Plus d'infos ici.

 

Seconde nouvelle. Du 15 juin au 15 juillet, j'anime le blog-documentaire "L'Oeil du Viseur" dont je suis l'un des créateurs.

 

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Dans un monde où l’image est omniprésente à la télévision, dans les magazines ou sur le web, L’OEIL DU VISEUR a une ambition : offrir un espace où les photographes puissent avoir le temps de parler de leurs images. Les octets d’un fichier jpeg ou le grain d’un film argentique révèlent bien souvent des belles rencontres humaines entre le photographe et son sujet.


Tous les jours, du 15 juin au 15 juillet (dans un premier temps), un photojournaliste viendra raconter ici une ou plusieurs de ses photos. Certains de ces photojournalistes sont confirmés. D’autres réalisent leurs tout premiers reportages. Certaines de ces photographies ont fait la Une de grands quotidiens. D’autres dorment un peu oubliés au fond des disques durs…

 

www.oeilduviseur.com

27 avril 2009

WEB-REPORTAGE MULTIMÉDIA

Pour voir le reportage, c'est ici.

Pour lire le blog de ce reportage, c'est par là.

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19 février 2009

Haïti : les routes de la faim

gonaives05.jpgTÉMOIGNAGE CHRÉTIEN. Chaque jour, des centaines de paysans haïtiens quittent leurs campagnes pour la capitale Port-au-Prince. Poussés par la faim, fuyant la misère des champs pour la misère des bidonvilles.  

 

Les grilles d'entrée ont depuis longtemps été dérobées. Au visiteur qui franchit l'enceinte du parc, il faut une bonne dose d'imagination pour se remémorer le faste originel du lieu. Voici l'histoire surréaliste d'un hôtel de luxe de Port-au-Prince, le Simbie Continental, transformé en moins de vingt ans en un bidonville insalubre, Cité Simbie. Fini le ballet virevoltant des serveurs aux petits soins de touristes lézardant au bord du bassin. En 1986, à la chute du dictateur Jean-Claude Duvalier - « Baby Doc », ce palace trois étoiles fut vandalisé puis laissé à l'abandon. Au fil des ans, les paysans haïtiens venus de leurs campagnes ont squatté ce logement en dur inespéré. Oubliés les tout petits bikinis, c'est désormais la lessive des mères de familles haïtiennes qui sèche au soleil. Dans la cour d'honneur, la charmante tonnelle façon « Club Med » abrite désormais chaque dimanche les prêches d'un pasteur pentecôtiste. L'immense piscine est devenue un cloaque où croupie une eau noirâtre. 

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02 février 2009

Restavek, "un pauvre parmi les pauvres"

IMG_1239_2.jpgAMNESTY. Mal nourris, mal traités, mal logés : le sort des 300 000 Restaveks, ces enfants esclaves placés comme domestique en ville, est un indicateur dramatique de la situation d’Haïti. 

 

Leurs mains enfantines sont déjà usées. Les paumes élimées et meurtries, à force de nettoyer, astiquer, éplucher. Difficile pourtant de percevoir l’ampleur de la souffrance derrière ces regards baissés et ces épaules voutées. Le récit de leurs courtes vies est raconté à mi-voix comme si leurs histoires étaient trop lourdes à porter. De tous les maux dont souffre Haïti, la situation des enfants domestiques est sans doute l’une des moins enviables. On les appelle Restavek, du créole « rester avec ». Venus des campagnes haïtiennes, ils travaillent comme domestique au sein de familles d’accueil, dans des conditions proches de l’esclavage. En 2006, un rapport de l’UNICEF en dénombrait 300 000 dans tout le pays. 

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Ouanaminthe, une zone pas très franche

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AMNESTY. La situation dans cette ville frontalière du nord-est est un condensé dramatique des relations d’Haïti avec la République Dominicaine.  

 

Belle journée sur les berges de la rivière Massacre, où plusieurs centaines de femmes s’attèlent à la lessive du jour. A quelques mètres, la zone franche de Codevi s’étire sur 80 hectares, entièrement clôturés par des kilomètres de mur. Dans cette usine d’assemblage textile, 2 600 Haïtiens cousent 11 heures par jour des pantalons Levi Strauss pour un salaire de misère. Un no man’s land du droit du travail, comme dans les Maquiladoras mexicaines. Joseph travaille au sablage des jeans pour 625 gourdes (12 euros) par semaine : « Vous voyez, montre-t-il. L’usine est pile à la frontière. Il y a une entrée côté Haïti pour les milliers d’ouvriers et une autre côté dominicain pour les patrons. »  Cette image résume à elle seule les relations entre les deux pays. D’un côté Haïti engluée dans sa misère noire. De l’autre, la « Rép Dom », son réseau électrique, ses usines à sucre et ses plages à touristes. Le PIB par habitant y est six fois supérieur.  

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24 novembre 2008

[ WEB-REPORTAGE HAÏTI ]

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Du 24 novembre au 14 novembre, je pars en reportage à Haïti avec mon collègue photographe Julien Tack. Nous allons tenir un blog sur ces trois semaines de reportage. Pour plus d'infos, c'est ici : (lien)

13 novembre 2008

ENQUÊTE SUR LE MARCHÉ DES FAUX DIPLÔMES

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RUE89. Sur le web fleurissent les fausses fictives proposant pour quelques centaines de dollars des faux diplômes. Un marché lucrative et mondialisé. 

 

Dans la tribu des bidonneurs de CV, les lecteurs de Rue89 avaient déjà fait connaissance avec un maître en la matière: Alexis Debat, expert en terrorisme autoproclamé qui squattait les plateaux de télévision américains. Mais son doctorat bidon, délivré par la non moins bidon Edenvale University, n'est qu'un exemple parmi d'autres des possibilités qu'offre le marché des "diploma mills", littéralement des moulins à diplômes, qui sévissent sur la Toile.

 

Vous rêvez d’un MBA Business ou d’un Master Informatique? Contre quelques centaines ou milliers d’euros, ces fausses universités en ligne vous délivrent leurs sésames sans aucun cours ni examen. Selon les sources, on en dénombrerait 300, voire 800 dans le monde. Un secteur en pleine croissance, surfant ces dernières années sur la démocratisation de l’accès à Internet.

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23 octobre 2008

COMMENT GOUVERNE... LE GÉNÉRAL DE ST-CYR

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CHALLENGES. Sans tambour ni trompette, le Général de Lardemelle forme aujourd’hui les officiers aux crises de demain. 

 

Depuis la terrasse qui jouxte son bureau, le Général détaille la géographie des lieux. En contrebas, le Marchfeld, l’immense cour d’honneur où se déroule chaque été le Triomphe de la nouvelle promotion d’officiers, sous la vigilance de la statue de Kleber. Au loin, le camp militaire, 5 400 hectares au sud-ouest de la forêt de Brocéliande. En arpentant ses chemins, on pourra croiser avec de la chance une harde de cerfs, mais plus probablement un groupe de bazars (première année) en manœuvre, boussole en main, famas au poing.

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15 septembre 2008

REPORTAGE MULTIMÉDIA

LE BLOG DE XXI

Cliquer sur l'image ci-dessous pour découvrir le sujet

Reportage : Jean Abbiateci

Photos : Julien Tack

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05 juin 2008

PORTRAIT : LE PDG DE CHÈQUE DÉJEUNER

cheque_dejeuner.gifCHALLENGES. Elu par ses salariés, Jacques Landriot veut faire rimer coopératif avec compétitif. Sans transiger sur les valeurs humaines du groupe.

 

A Chèque Déjeuner, ce principe coopératif vaut commandement : un homme = une voix. Un fonctionnement qui donnerait de l’insomnie à nombre de dirigeants. Comment gouverner quand vous pouvez être viré chaque année par vos salariés ou quand votre standardiste a autant voix au chapitre que vous ? Son président Jacques Landriot lui n’en fait visiblement pas de cauchemar la nuit. Dans son bureau au siège de Gennevilliers, l’homme est détendu et bavard, toujours enthousiaste, parfois poliment vachard lorsqu’il commente les déboires de son concurrent Accor. Ses propres actionnaires lui causent moins de soucis : ce sont ses salariés coopérateurs qui viennent de le réélire avec 87 % des voix. Au-delà des chiffres, ce patron discret jouit d’une légitimité incontestable. Il a transformé la PME créée en 1964 par Georges Rino, syndicaliste FO, en numéro trois mondial du titre restaurant. Chèque Déjeuner est devenue la Société Coopérative de Production (SCOP) la plus célèbre de France, un symbole du « entreprendre autrement ».

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12 mai 2008

TRAVAILLER DANS UNE SCOP

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LE PARISIEN. Plus démocratiques, plus sociales... Les 1 800 Sociétés Coopératives Ouvrières de Production (SCOP) veulent réconcilier le salarié avec son entreprise. Réalité ou utopie ?

 

 

Un choc culturel ! C'est ce qu'a ressenti Thomas, 26 ans, sorti tout droit d'une école de commerce et d'un premier stage chez Coca-Cola en arrivant chez Chèque Déjeuner. Imaginez ! Une entreprise où la standardiste peut décider des orientations stratégiques de l'entreprise ou même élire son patron... Irréaliste ? Pas tout à fait. Le numéro trois mondial du titre restaurant au coude à coude avec le géant Accor est une Scop, une Société Coopérative Ouvrière de Production. Derrière ce sigle un peu barbare se cache une autre manière de voir l'entreprise. Explication : si une Scop a les mêmes contraintes de rentabilité qu'une entreprise normale, son mode de fonctionnement est en revanche original. Premier principe : la majorité du capital de l'entreprise appartient obligatoirement aux salariés. Ceux-ci participent donc à la gestion et aux choix stratégiques. Deuxième principe : le partage des résultats. Tous les salariés profitent des bénéfices, et non plus quelques actionnaires. Une logique à des années lumières des excès du capitalisme financier.

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08 mai 2008

DIAPORAMA "AFRICAINS DU MADE IN CHINA"

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Ci-dessous un diaporama multimédia paru sur le blog de la revue XXI. A lire aussi sur ce blog, le reportage paru dans Alternatives Economiques.

 

 

 

05 février 2008

À GUIYU, LA FACE CACHÉE DU HIGH-TECH

653386f1470edc15d35f3424f54ef88b.jpgOUEST-FRANCE. À Guiyu en Chine, on recycle illégalement nos ordinateurs et nos téléphones portables. La pollution y est désastreuse, les conditions de travail dramatiques. Reportage dans les coulisses de nos e-déchets.

 

L'air âcre de Guiyu laisse au visiteur la bouche pâteuse. La poussière se soulève au rythme du va-et-vient des camionnettes chargées à craquer de carcasses d'ordinateurs. A chaque coin de rue, des piles immenses d'écrans de PC. Sur un terrain vague, trois bambins jouent à cache-cache entre des sacs à ciment remplis de téléphones portables. Devant chaque maison, des câbles dépecés et des cartes mères entassées. Au-dessus, la lessive du jour attend le soleil qui peine à percer au travers l'épais nuage de pollution. Un peu plus loin, un lot d'imprimantes éventrées laisse s'échapper sa poudre d'encre. A la prochaine averse, des torrents d'eau toxique noirciront les rues de la ville.   

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04 février 2008

EKINOPS BRANCHÉ SUR L'INTERNATIONAL

1bdad02bb8162f6d1f7d9e8eb829f9f0.jpgLE TÉLÉGRAMME. Attention : success-story à la bretonne ! Cette start-up de Lannion a su valoriser son savoir-faire technologique pour partir à la conquête du monde.

 

Un million de chiffre d'affaires en 2006, 4 millions en 2007, 8 millions prévus pour 2008... Quatre ans après sa création, Ekinops, spécialisé dans le transport optique, est en pleine croissance. L'histoire de cette start-up de 40 salariés, créée en 2002 par des anciens ingénieurs d'Alcatel, avait pourtant commencé de façon chaotique. « C'était juste après l'explosion de la bulle internet et les attentats du 11 septembre. On n'aurait pas pu choisir un pire moment », plaisante Jean-Luc Pamart, l'un des fondateurs. Le déclic aura lieu en juillet 2002 : l'entreprise devient lauréate du concours Oséo Anvar récompensant les entreprises innovantes. D'un coup, les investisseurs sont moins frileux. Première levée de fonds : 7 millions d'euros.

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26 janvier 2008

LES AFRICAINS DU "MADE IN" CHINA

edc775e9184c0984852d3f9a981c0dea.jpgALTERNATIVES ECONOMIQUES. A Canton, plusieurs milliers d'Africains viennent ici faire des affaires. Dans l'Usine du Monde, ils viennent acheter ici des motos, du textile ou du matériel de construction. Reportage.

 

A Canton, le Canaan Center, paradis du jean contrefait, s'étend sur trois étages quadrillés de minuscules boutiques. Dans l'une d'elles, Alain, ancien chaudronnier camerounais, entame en souriant une négociation à couteaux tirés avec la patronne chinoise. Ses outils : quelques mots d'anglais et une calculette. Depuis six ans, il vient ici tous les automnes. Cette année, il compte acheter 4 à 5 ballots, soit 5 000 pièces. Convoyés par une société de transport maritime chinoise, ses pantalons arriveront sur le marché de Douala pour les fêtes. Un jean acheté 50 yuans (5 euros) sera revendu 5 000 Francs CFA (8 euros). Alain, lui, passera les fêtes ici.

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07 janvier 2008

TRAVAILLER À... HONG-KONG

045681542641bb053dbd007dfaf3aebd.jpgLE PARISIEN. Avec 7 000 de nos ressortissants, Hong-Kong héberge la plus grosse communauté française d'Asie. Ses atouts économiques : son libéralisme total et sa position, adossée au marché chinois.


 
Un petit jeu de piste pour débuter ce reportage : où se cache les traces de la présence de l'économie française au milieu des gratte-ciel de Hong-Kong ? Facile ! Commençons par lever les yeux. Perchée à plusieurs centaines de mètres, l'enseigne de la Société Générale fait face à celle de Sita, la filiale déchets du groupe Suez. Pour rejoindre Central, l'équivalent de la City londonienne, empruntons l'escalator extérieur le plus long du monde (800 mètres !) conçu par la CNIM (Constructions Industrielles de la Méditerranée). Dans les rues commerçantes, impossible de rater les immenses enseignes françaises de luxe, Vuitton, l'Oréal ou Hermès. Engouffrons-nous dans le métro. Les parkings souterrains sont gérés par Vinci. Son concurrent Bouygues y construit des tunnels. Dans la station Tsuan Wan, une grande fresque a été réalisée par Opiocolor, une PME du sud de la France. Avec 600 entreprises présentes, la France et son savoir-faire s'exportent de plus en plus ici. 

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15 octobre 2007

EMMAÜS, CÔTÉ BUSINESS

e095dec473d6b74b3c3d55e0c050c9b3.jpgLE PARISIEN. Créé en 1949 par l'Abbé Pierre, Emmaüs conjugue aujourd'hui ses valeurs de solidarité avec une logique d'entreprise. Mais toujours pour lutter contre l'exclusion.



 C'est l'histoire d'un sénateur qui choisit de faire un stage chez Emmaüs. « Chez les chiffonniers ? », l'interrogent ses collègues parlementaires habitués aux séjours dans la banque ou dans l'industrie. « Oui, mais c'est une véritable entreprise, avec des milliers de salariés », leur répond notre sénateur. Les chiffres lui donnent raison. Avec 123 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2005, Emmaüs France pèse davantage qu'un groupe comme Brossard (biscuits et surgelés) ou Saint-Hubert (matière grasse). Votre meuble de salon acheté trois fois rien ou le don de vos vieux pulls fait vivre 4 000 compagnons et 3 500 salariés.

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10 septembre 2007

LE TÉLÉTRAVAIL À LA CAMPAGNE

9e2fa6408ce1926728126d0cb9a2b6c3.jpgLE PARISIEN. Ras le bol du métro et des bouchons ? Envie d'un bol d'air frais ? Grâce au télétravail, il est possible de poursuivre son activité professionnelle à la campagne. Reste à se poser les bonnes questions.

 

Le bonheur est-il vraiment dans le pré ? Si vous discutez avec des télétravailleurs installés à la campagne, certains sujets de conversation reviendront inévitablement : les bouchons du périph', le métro bondé et les prix exorbitants du m2. Pour fuir ces contraintes urbaines, Amandine, 35 ans, a quitté en 2005 son F2 d'Evry pour une ferme dans le Cantal. Son nouveau job : télésecrétaire indépendante. « Au départ, j'avais quelques appréhensions. Mais je sentais que j'étouffais à petit feu en ville. Quand mon mari a eu une occasion en or, on a tenté l'aventure ». Comme Amandine, qui n'a jamais rêvé, après un retour de vacances, de se mettre définitivement au vert ? Selon une étude BVA-CNASEA, près de 8 millions de citadins souhaitent le faire. Un sur deux avant la retraite ; un sur huit d'ici à cinq ans. Le désir d'être propriétaire, le retour aux sources et l'envie de voir grandir ses enfants au grand air en sont les motivations les plus courantes.

 

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18 juin 2007

GÎTES DE FRANCE : LA CLÉ DES CHAMPS

66573313557590143b4b61151c660589.jpgLE PARISIEN. En 50 ans, Gîtes de France est devenu le N°1 européen du tourisme vert. Avec 43 000 propriétaires adhérents, le réseau souhaite désormais décliner ses valeurs d'accueil avec une dose de marketing.

 
 

L'HISTOIRE

Un concept vieux d'un demi-siècle...

 

Notre saga débute au village de la Javie au pied des sommets des Alpes de Haute Provence. En 1951, pour accueillir les vacanciers profitant des congés payés, Lucien et Denise Roche, un couple de paysans, ouvrent le premier gîte rural de France : le concept commercial de l'accueil chez l'habitant est né. En 1955, le sénateur Emile Aubert fonde la Fédération Nationale des Gîtes de France (FNGF). Dans les années 70, c'est l'émergence des chambres d'hôtes. « Créées lors des Jeux Olympiques de Grenoble en 1968, elles ont permis aux femmes de sortir de l'isolement à la campagne », raconte Clotilde Mallard, directrice de la FNGF. En un demi-siècle, Gîtes de France a joué un rôle considérable dans le monde rural : en offrant un complément de revenu aux agriculteurs ; en animant la vie des campagnes ; en évitant à 100 000 bâtiments de tomber en ruine. Mais sa plus grande réussite aura été de débarrasser le tourisme vert de son image un peu ringarde.

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01 juin 2007

L'EUROPE PÊCHE EN EAUX TROUBLES

0beb6b66ded60c7e55cd602a590a4030.jpgEn permettant à ses chalutiers de pêcher au large des pays du Sud, l'Europe est accusée de fragiliser leur économie. Ou comment une tranche de thon favorise l'émigration.
 

Samedi matin, dans les allées bondées d'une grande surface parisienne. Une mère de famille fait ses courses. C'est la cohue des caddies au rayon poissonnerie. En promotion, une tranche de thon à 12 euros. Idéal en cocotte, avec quelques tomates et une branche de thym. De retour à la maison, notre mère de famille, un oeil sur le four, regarde de l'autre le 20 heures. A l'écran défilent les images d'un nouveau drame aux Canaries : un bateau transportant plusieurs milliers de migrants subsahariens vient de couler au large de ces îles espagnoles... D'un côté un morceau de poisson, de l'autre des clandestins africains. Rien à voir ? Pas tout à fait. Pour reconstituer les étapes de cette surprenante association, il faut plonger dans les eaux froides de l'Atlantique et les remous de la Politique Commune de la Pêche.

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29 mai 2007

COMBIEN GAGNE... UN MAIRE

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Négociateur et gestionnaire : être maire requiert le sens de la concertation ainsi qu'une grande disponibilité. La fourchette de ses indemnités s'échelonne de 600 à plus de   5 000 euros.

 

Langouët. Un petit village breton de 600 habitants à une dizaine de kilomètres de Rennes. Ce matin, Daniel Cueff, le maire, supervise d'un oeil les travaux des bâtiments de la mairie et prépare d'un autre la visite de plusieurs associations écologistes. Au fil des mois, Daniel a fait de sa commune une pionnière dans le développement durable, grâce à la construction d'une école et de plusieurs lotissements écologiques. Elu en 1999, il est également maître de conférences à l'université de Rennes. Les premiers pas à la mairie, confie-t-il, n'ont pas été toujours faciles. Il a fallu se mettre à jour. Si grâce à son métier, Daniel a très bien compris les enjeux éducatifs lors de la construction de l'école, il confesse volontiers quelques lacunes en architecture et en urbanisme.

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11 avril 2007

DES TRAVAUX POUR UNE MAISON ÉCOLO

medium_15photo.4.jpgEnergies renouvelables et chasse au gaspillage énergétique : les Français sont de plus en plus nombreux à engager des travaux pour une maison plus écologique.


Chauffe-eau solaire, pompe à chaleur, isolation à la laine de chanvre... L'écologie s'invite désormais à la maison. Les chauffagistes et les professionnels du secteur sont assaillis par des ménages qui souhaitent installer des panneaux solaires (+ 131 % en un an) ou un chauffage à bois (+ 33 %). Pour le particulier, l'enjeu est double. Ecologique tout d'abord : le logement est responsable d'un quart des gaz à effet de serre et de près de la moitié de la consommation d'énergie. Mais c'est également un enjeu économique : à l'heure où le fuel et le gaz pèsent de plus en plus sur le budget des ménages, se lancer dans des travaux écolos est une solution qui peut se réveler rentable au bout de quelques années.

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16 mars 2007

HAÏTI : LES PLANCHES DU SALUT

medium_thea.5.jpgTÉMOIGNAGE CHRÉTIEN. A Port-au-Prince, plusieurs troupes de théâtre se démènent pour monter leurs pièces. Un refus du fatalisme dans un pays en proie à la violence et la misère.

 

Une image mieux qu'un long discours. Une petite visite au Théâtre National est la meilleure façon d'observer la déliquescence de l'Etat haïtien. Pour accéder à ce lieu improbable, il faut plonger dans l'agitation et la pollution des quartiers pauvres du bas de la capitale Port-au-Prince, se frayer un chemin entre les étals des vendeuses de rue, longer le cimetière qui héberge aussi bien le repos des morts que le plaisir des vivants. Et toujours être attentif afin d'éviter de se faire écraser. C'est ici à Carrefour Léogâne, à la lisière de Cité l'Eternel, l'un des bidonvilles du bord de mer les plus misérables, que se trouve le théâtre. Construit juste avant la fuite de Jean-Claude Duvalier en 1986, ce bâtiment accueille le plus souvent des assemblées pentecôtistes ou des meeting politiques. Une fois l'enceinte franchie, un simple coup d'oeil permet de se rendre compte du caractère surréaliste de cette salle de spectacle. La fumée noire et l'odeur oppressante des ordures qui se consument dans la ravine voisine s'engouffrent sous le chapiteau ; le bruit mécanique des Tap-Tap, ces taxis collectifs colorés et cabossés, est assourdissant. A l'intérieur, les sièges en plastique sont recouverts d'une fine couche de poussière. Sur la scène, un piano noir est le dernier vestige d'une représentation passée. Quant aux coulisses, elles n'ont jamais été achevées.

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HAÏTI : REPORTAGE À CITÉ SOLEIL

medium_Cite_12.jpgA Port-au-Prince, le bidonville de Cité Soleil est depuis 2004 le terrain d'affrontements entre les gangs et les soldats de la Minustah, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti. Reportage.
 

Les apparences sont trompeuses. Les jours calmes, rien ne distingue Cité Soleil des autres bidonvilles haïtiens. L'avenue Soleil, l'axe central, est même l'une des rares routes de la capitale entièrement bitumée. Sur le marché, les Soléiens sont nombreux : le contenu des étals n'a rien de plus effrayant pour un estomac européen que celui des autres marchés du pays. Mais certains signes sont révélateurs, comme les impacts de balles sur toutes les façades ainsi la rangée de blindes en poste devant les anciennes halles transformées en camp retranché par la Minustah. Cité Soleil est en guerre, classée « zone rouge ».

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15 mars 2007

L'APPRENTI MEUNIER DEVENU MISSIONNAIRE

medium_Sioh2.jpgAndré Siohan est missionnaire à Haïti au sein de la congrégation des Pères de Saint-Jacques. Il est le témoin impuissant de l'extrême pauvreté le pays.

 

Un mardi matin à la Paroisse Saint-Antoine, un quartier populaire non loin du centre de Port-au-Prince. Le père André Siohan discute en créole avec Gaby, le vicaire haïtien. Depuis la terrasse, la vue embrasse les bidonvilles de la capitale. Deux millions d'habitants vivent là dans une immense misère. De l'église voisine où se déroule la messe, on entend monter des voix puissantes. Ici, le père André est chez lui. A son arrivée en 1999 chez les Pères de Saint-Jacques d'Haïti, ce prêtre finistérien a oeuvré durant trois ans dans cette paroisse, s'occupant notamment du foyer Caritas pour les enfants des rues.

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