12 mai 2008

TRAVAILLER DANS UNE SCOP

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Plus démocratiques, plus équitables, plus sociales... Les 1 800 Sociétés Coopératives Ouvrières de Production (SCOP) veulent réconcilier le salarié avec son entreprise. Réalité ou utopie ?

 

 

Un choc culturel ! C'est ce qu'a ressenti Thomas, 26 ans, sorti tout droit d'une école de commerce et d'un premier stage chez Coca-Cola en arrivant chez Chèque Déjeuner. Imaginez ! Une entreprise où la standardiste peut décider des orientations stratégiques de l'entreprise ou même élire son patron... Irréaliste ? Pas tout à fait. Le numéro trois mondial du titre restaurant au coude à coude avec le géant Accor est une Scop, une Société Coopérative Ouvrière de Production. Derrière ce sigle un peu barbare se cache une autre manière de voir l'entreprise. Explication : si une Scop a les mêmes contraintes de rentabilité qu'une entreprise normale, son mode de fonctionnement est en revanche original. Premier principe : la majorité du capital de l'entreprise appartient obligatoirement aux salariés. Ceux-ci participent donc à la gestion et aux choix stratégiques. Deuxième principe : le partage des résultats. Tous les salariés profitent des bénéfices, et non plus quelques actionnaires. Une logique à des années lumières des excès du capitalisme financier.

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08 mai 2008

DIAPORAMA "AFRICAINS DU MADE IN CHINA"

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Ci-dessous un diaporama multimédia paru sur le blog de la revue XXI. A lire aussi sur ce blog, le reportage paru dans Alternatives Economiques.

 

 

 

05 février 2008

À GUIYU, LA FACE CACHÉE DU HIGH-TECH

653386f1470edc15d35f3424f54ef88b.jpgÀ Guiyu, petite ville chinoise, on recycle illégalement nos ordinateurs et nos téléphones portables. La pollution y est désastreuse, les conditions de travail dramatiques. Reportage dans les coulisses de nos e-déchets.

 

L'air âcre de Guiyu laisse au visiteur la bouche pâteuse. La poussière se soulève au rythme du va-et-vient des camionnettes chargées à craquer de carcasses d'ordinateurs. A chaque coin de rue, des piles immenses d'écrans de PC. Sur un terrain vague, trois bambins jouent à cache-cache entre des sacs à ciment remplis de téléphones portables. Devant chaque maison, des câbles dépecés et des cartes mères entassées. Au-dessus, la lessive du jour attend le soleil qui peine à percer au travers l'épais nuage de pollution. Un peu plus loin, un lot d'imprimantes éventrées laisse s'échapper sa poudre d'encre. A la prochaine averse, des torrents d'eau toxique noirciront les rues de la ville.   

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04 février 2008

EKINOPS BRANCHÉ SUR L'INTERNATIONAL

1bdad02bb8162f6d1f7d9e8eb829f9f0.jpgAttention : success-story à la bretonne ! Cette start-up de Lannion a su valoriser son savoir-faire technologique pour partir à la conquête des marchés d'Europe, d'Amérique et d'Asie.

 

Un million de chiffre d'affaires en 2006, 4 millions en 2007, 8 millions prévus pour 2008... Quatre ans après sa création, Ekinops, spécialisé dans le transport optique, est en pleine croissance. L'histoire de cette start-up de 40 salariés, créée en 2002 par des anciens ingénieurs d'Alcatel, avait pourtant commencé de façon chaotique. « C'était juste après l'explosion de la bulle internet et les attentats du 11 septembre. On n'aurait pas pu choisir un pire moment », plaisante Jean-Luc Pamart, l'un des fondateurs. Le déclic aura lieu en juillet 2002 : l'entreprise devient lauréate du concours Oséo Anvar récompensant les entreprises innovantes. D'un coup, les investisseurs sont moins frileux. Première levée de fonds : 7 millions d'euros.

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26 janvier 2008

LES AFRICAINS DU "MADE IN" CHINA

edc775e9184c0984852d3f9a981c0dea.jpgA Canton dans le sud de la Chine, plusieurs milliers d'Africains viennent ici faire des affaires. Dans l'Usine du Monde, ils viennent acheter ici des motos, du textile ou du matériel de construction. Reportage.

 

A Canton, le Canaan Center, paradis du jean contrefait, s'étend sur trois étages quadrillés de minuscules boutiques. Dans l'une d'elles, Alain, ancien chaudronnier camerounais, entame en souriant une négociation à couteaux tirés avec la patronne chinoise. Ses outils : quelques mots d'anglais et une calculette. Depuis six ans, il vient ici tous les automnes. Cette année, il compte acheter 4 à 5 ballots, soit 5 000 pièces. Convoyés par une société de transport maritime chinoise, ses pantalons arriveront sur le marché de Douala pour les fêtes. Un jean acheté 50 yuans (5 euros) sera revendu 5 000 Francs CFA (8 euros). Alain, lui, passera les fêtes ici.

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07 janvier 2008

TRAVAILLER À... HONG-KONG

045681542641bb053dbd007dfaf3aebd.jpgAvec 7 000 de nos ressortissants, Hong-Kong héberge la plus grosse communauté française d'Asie. Ses atouts économiques : son libéralisme total et sa position, adossée au gigantesque marché chinois.


 
Un petit jeu de piste pour débuter ce reportage : où se cache les traces de la présence de l'économie française au milieu des gratte-ciel de Hong-Kong ? Facile ! Commençons par lever les yeux. Perchée à plusieurs centaines de mètres, l'enseigne de la Société Générale fait face à celle de Sita, la filiale déchets du groupe Suez. Pour rejoindre Central, l'équivalent de la City londonienne, empruntons l'escalator extérieur le plus long du monde (800 mètres !) conçu par la CNIM (Constructions Industrielles de la Méditerranée). Dans les rues commerçantes, impossible de rater les immenses enseignes françaises de luxe, Vuitton, l'Oréal ou Hermès. Engouffrons-nous dans le métro. Les parkings souterrains sont gérés par Vinci. Son concurrent Bouygues y construit des tunnels. Dans la station Tsuan Wan, une grande fresque a été réalisée par Opiocolor, une PME du sud de la France. Avec 600 entreprises présentes, la France et son savoir-faire s'exportent de plus en plus ici. 

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15 octobre 2007

EMMAÜS, CÔTÉ BUSINESS

e095dec473d6b74b3c3d55e0c050c9b3.jpgCréé en 1949 par l'Abbé Pierre, Emmaüs conjugue aujourd'hui ses valeurs de solidarité avec une logique d'entreprise. Mais toujours pour lutter contre l'exclusion.



 C'est l'histoire d'un sénateur qui choisit de faire un stage chez Emmaüs. « Chez les chiffonniers ? », l'interrogent ses collègues parlementaires habitués aux séjours dans la banque ou dans l'industrie. « Oui, mais c'est une véritable entreprise, avec des milliers de salariés », leur répond notre sénateur. Les chiffres lui donnent raison. Avec 123 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2005, Emmaüs France pèse davantage qu'un groupe comme Brossard (biscuits et surgelés) ou Saint-Hubert (matière grasse). Votre meuble de salon acheté trois fois rien ou le don de vos vieux pulls fait vivre 4 000 compagnons et 3 500 salariés.

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10 septembre 2007

LE TÉLÉTRAVAIL À LA CAMPAGNE

9e2fa6408ce1926728126d0cb9a2b6c3.jpgRas le bol du métro et des bouchons ? Envie d'un bol d'air frais ? Grâce au télétravail, il est possible de poursuivre son activité professionnelle à la campagne. Reste à se poser les bonnes questions.

 

Le bonheur est-il vraiment dans le pré ? Si vous discutez avec des télétravailleurs installés à la campagne, certains sujets de conversation reviendront inévitablement : les bouchons du périph', le métro bondé et les prix exorbitants du m2. Pour fuir ces contraintes urbaines, Amandine, 35 ans, a quitté en 2005 son F2 d'Evry pour une ferme dans le Cantal. Son nouveau job : télésecrétaire indépendante. « Au départ, j'avais quelques appréhensions. Mais je sentais que j'étouffais à petit feu en ville. Quand mon mari a eu une occasion en or, on a tenté l'aventure ». Comme Amandine, qui n'a jamais rêvé, après un retour de vacances, de se mettre définitivement au vert ? Selon une étude BVA-CNASEA, près de 8 millions de citadins souhaitent le faire. Un sur deux avant la retraite ; un sur huit d'ici à cinq ans. Le désir d'être propriétaire, le retour aux sources et l'envie de voir grandir ses enfants au grand air en sont les motivations les plus courantes.

 

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18 juin 2007

GÎTES DE FRANCE : LA CLÉ DES CHAMPS

66573313557590143b4b61151c660589.jpgEn 50 ans, Gîtes de France est devenu le N°1 européen du tourisme vert. Avec 43 000 propriétaires adhérents, le réseau souhaite désormais décliner ses valeurs d'accueil avec une dose de marketing.

 
 

L'HISTOIRE

Un concept vieux d'un demi-siècle...

 

Notre saga débute au village de la Javie au pied des sommets des Alpes de Haute Provence. En 1951, pour accueillir les vacanciers profitant des congés payés, Lucien et Denise Roche, un couple de paysans, ouvrent le premier gîte rural de France : le concept commercial de l'accueil chez l'habitant est né. En 1955, le sénateur Emile Aubert fonde la Fédération Nationale des Gîtes de France (FNGF). Dans les années 70, c'est l'émergence des chambres d'hôtes. « Créées lors des Jeux Olympiques de Grenoble en 1968, elles ont permis aux femmes de sortir de l'isolement à la campagne », raconte Clotilde Mallard, directrice de la FNGF. En un demi-siècle, Gîtes de France a joué un rôle considérable dans le monde rural : en offrant un complément de revenu aux agriculteurs ; en animant la vie des campagnes ; en évitant à 100 000 bâtiments de tomber en ruine. Mais sa plus grande réussite aura été de débarrasser le tourisme vert de son image un peu ringarde.

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01 juin 2007

L'EUROPE PÊCHE EN EAUX TROUBLES

0beb6b66ded60c7e55cd602a590a4030.jpgEn permettant à ses chalutiers de pêcher au large des pays du Sud, l'Europe est accusée de fragiliser leur économie. Ou comment une tranche de thon favorise l'émigration.
 

Samedi matin, dans les allées bondées d'une grande surface parisienne. Une mère de famille fait ses courses. C'est la cohue des caddies au rayon poissonnerie. En promotion, une tranche de thon à 12 euros. Idéal en cocotte, avec quelques tomates et une branche de thym. De retour à la maison, notre mère de famille, un oeil sur le four, regarde de l'autre le 20 heures. A l'écran défilent les images d'un nouveau drame aux Canaries : un bateau transportant plusieurs milliers de migrants subsahariens vient de couler au large de ces îles espagnoles... D'un côté un morceau de poisson, de l'autre des clandestins africains. Rien à voir ? Pas tout à fait. Pour reconstituer les étapes de cette surprenante association, il faut plonger dans les eaux froides de l'Atlantique et les remous de la Politique Commune de la Pêche.

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29 mai 2007

COMBIEN GAGNE... UN MAIRE

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Négociateur et gestionnaire : être maire requiert le sens de la concertation ainsi qu'une grande disponibilité. La fourchette de ses indemnités s'échelonne de 600 à plus de   5 000 euros.

 

Langouët. Un petit village breton de 600 habitants à une dizaine de kilomètres de Rennes. Ce matin, Daniel Cueff, le maire, supervise d'un oeil les travaux des bâtiments de la mairie et prépare d'un autre la visite de plusieurs associations écologistes. Au fil des mois, Daniel a fait de sa commune une pionnière dans le développement durable, grâce à la construction d'une école et de plusieurs lotissements écologiques. Elu en 1999, il est également maître de conférences à l'université de Rennes. Les premiers pas à la mairie, confie-t-il, n'ont pas été toujours faciles. Il a fallu se mettre à jour. Si grâce à son métier, Daniel a très bien compris les enjeux éducatifs lors de la construction de l'école, il confesse volontiers quelques lacunes en architecture et en urbanisme.

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11 avril 2007

DES TRAVAUX POUR UNE MAISON ÉCOLO

medium_15photo.4.jpgEnergies renouvelables et chasse au gaspillage énergétique : les Français sont de plus en plus nombreux à engager des travaux pour une maison plus écologique.


Chauffe-eau solaire, pompe à chaleur, isolation à la laine de chanvre... L'écologie s'invite désormais à la maison. Les chauffagistes et les professionnels du secteur sont assaillis par des ménages qui souhaitent installer des panneaux solaires (+ 131 % en un an) ou un chauffage à bois (+ 33 %). Pour le particulier, l'enjeu est double. Ecologique tout d'abord : le logement est responsable d'un quart des gaz à effet de serre et de près de la moitié de la consommation d'énergie. Mais c'est également un enjeu économique : à l'heure où le fuel et le gaz pèsent de plus en plus sur le budget des ménages, se lancer dans des travaux écolos est une solution qui peut se réveler rentable au bout de quelques années.

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16 mars 2007

HAÏTI : LES PLANCHES DU SALUT

medium_thea.5.jpgA Port-au-Prince, plusieurs troupes de théâtre se démènent pour monter leurs pièces. Un refus du fatalisme dans un pays en proie à la violence et la misère.

 

Une image mieux qu'un long discours. Une petite visite au Théâtre National est la meilleure façon d'observer la déliquescence de l'Etat haïtien. Pour accéder à ce lieu improbable, il faut plonger dans l'agitation et la pollution des quartiers pauvres du bas de la capitale Port-au-Prince, se frayer un chemin entre les étals des vendeuses de rue, longer le cimetière qui héberge aussi bien le repos des morts que le plaisir des vivants. Et toujours être attentif afin d'éviter de se faire écraser. C'est ici à Carrefour Léogâne, à la lisière de Cité l'Eternel, l'un des bidonvilles du bord de mer les plus misérables, que se trouve le théâtre. Construit juste avant la fuite de Jean-Claude Duvalier en 1986, ce bâtiment accueille le plus souvent des assemblées pentecôtistes ou des meeting politiques. Une fois l'enceinte franchie, un simple coup d'oeil permet de se rendre compte du caractère surréaliste de cette salle de spectacle. La fumée noire et l'odeur oppressante des ordures qui se consument dans la ravine voisine s'engouffrent sous le chapiteau ; le bruit mécanique des Tap-Tap, ces taxis collectifs colorés et cabossés, est assourdissant. A l'intérieur, les sièges en plastique sont recouverts d'une fine couche de poussière. Sur la scène, un piano noir est le dernier vestige d'une représentation passée. Quant aux coulisses, elles n'ont jamais été achevées.

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HAÏTI : REPORTAGE À CITÉ SOLEIL

medium_Cite_12.jpgA Port-au-Prince, le bidonville de Cité Soleil est depuis 2004 le terrain d'affrontements entre les gangs et les soldats de la Minustah, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti. Reportage.
 

Les apparences sont trompeuses. Les jours calmes, rien ne distingue Cité Soleil des autres bidonvilles haïtiens. L'avenue Soleil, l'axe central, est même l'une des rares routes de la capitale entièrement bitumée. Sur le marché, les Soléiens sont nombreux : le contenu des étals n'a rien de plus effrayant pour un estomac européen que celui des autres marchés du pays. Mais certains signes sont révélateurs, comme les impacts de balles sur toutes les façades ainsi la rangée de blindes en poste devant les anciennes halles transformées en camp retranché par la Minustah. Cité Soleil est en guerre, classée « zone rouge ».

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15 mars 2007

L'APPRENTI MEUNIER DEVENU MISSIONNAIRE

medium_Sioh2.jpgAndré Siohan est missionnaire à Haïti au sein de la congrégation des Pères de Saint-Jacques. Il est le témoin impuissant de l'extrême pauvreté le pays.

 

Un mardi matin à la Paroisse Saint-Antoine, un quartier populaire non loin du centre de Port-au-Prince. Le père André Siohan discute en créole avec Gaby, le vicaire haïtien. Depuis la terrasse, la vue embrasse les bidonvilles de la capitale. Deux millions d'habitants vivent là dans une immense misère. De l'église voisine où se déroule la messe, on entend monter des voix puissantes. Ici, le père André est chez lui. A son arrivée en 1999 chez les Pères de Saint-Jacques d'Haïti, ce prêtre finistérien a oeuvré durant trois ans dans cette paroisse, s'occupant notamment du foyer Caritas pour les enfants des rues.

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14 mars 2007

HAÏTI : LES RATÉS DE LA SCOLARISATION

medium_cover_ECOLE1.jpgA peine plus d'un enfant sur deux est scolarisé dans le primaire et un sur cinq dans secondaire. Les ressources matérielles et la formation des enseignants font défaut.

 

Font-des-Nègres, début d'après-midi. Une petite commune perdue au pied des mornes (montagnes) du sud du pays. L'école de Victor, une succession de minuscules cabanes en bois, est plantée là sur une butte entourée de champs de canne à sucre et accessible après plusieurs kilomètres de piste cahoteuse. 130 élèves âgés de 6 à 15 ans suivent les cours du matin. Sur les pupitres, les manuels sont rares. Une partie du matériel a été fourni par l'ONG Aide et Action. Pour arriver jusqu'ici, certains élèves doivent marcher près d'une heure. Seul un tiers des enfants de la zone y viennent, estime son directeur. Cette école est publique : les frais de scolarité sont très peu élevés (2 euros) mais restent malgré tout dissuasifs. Rodner, 15 ans, un jeune homme poli et timide, achève sa scolarité ici : « Je suis passionné par les sciences et la mathématiques, mais je ne pourrais ne pourra pas poursuivre à l'école presbytérale, mes parents n'ont pas assez d'argent. » Les professeurs, eux, n'ont pas été payé depuis plusieurs mois.

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08 mars 2007

LA CULTURE CÔTÉ FERME

medium_ferm.2.jpgOriginale et chaleureuse, la formule du spectacle à la ferme rencontre un succès grandissant dans le monde rural. Quand culture rime avec agriculture... Enquête sur cette révolution "agri-culturelle".

 

Javené un samedi soir, entre chien et loup. Ce petit village niché dans les vallons de la campagne du pays de Fougères est situé à une soixantaine de kilomètres de Rennes. Ce soir-là, le badaud de passage devant la ferme du lieu-dit «La Lande » aura pu être intrigué par les rires qui éclataient du fond de la grange. Etrange ! Les esprits chagrins y auront vu encore une énième fête locale arrosée et auront passé leur chemin. Au contraire, les plus téméraires prendront la peine de s'aventurer jusqu'à l'entrée, longeront la buvette et les tables de repas désertées pour arriver jusque sous la grange. Et oh surprise ! Le troupeau n'est plus là, le bâtiment a été soigneusement nettoyé, les chaises installées en rangs serrés. Sur la scène, des comédiens font le spectacle, à grands renforts de lumières. Face à eux, près de 300 personnes qui applaudissent à tout rompre !

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11 février 2007

UNE PME BRETONNE HABILLE HOLLYWOOD

medium_Chapelais2.jpgA la tête des Petits Chapelais, la styliste bretonne Nathalie Simonneaux crée des vêtements pour enfants. Ses collections ont séduit plusieurs stars américaines.

 

Julia Roberts, Kate Winslet, Whoopi Goldberg... Outre des cachets confortables, ces trois comédiennes ont un autre point commun : leurs enfants portent des vêtements d'une styliste bretonne, Nathalie Simonneaux. Créatrice des Petits Chapelais, rien de prédestinait cette ancienne costumière free-lance à faire les beaux-jours des bambins du gotha américain.

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24 janvier 2007

« ASSISE MAIS PAS INVALIDE »

medium_CENSIER1.jpgDelphine Censier, 22 ans, est tétraplégique depuis la naissance. Un corps immobile, mais une tête bien faite et un caractère bien trempé. Portrait.

 

Pas évident d'interviewer Delphine Censier. Cette jolie blonde de 22 ans, malgré une tétraplégie à la naissance qui lui paralyse la majeure partie du corps -, vous renvoie vos questions sur son handicap à quelque chose d'accessoire. Dans son appartement de Rennes, Delphine ne chôme pas, expliquant « travailler quinze heures par jour, sept jours sur sept. » Coups de téléphone, paperasse à remplir... « Je crois que je m'ennuie très vite. Si je suis assise, je ne suis pas invalide », analyse-t-elle.

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07 janvier 2007

COMBIEN COÛTE... UN PANIER DE LEGUMES BIO

medium_verdura.2.jpgPratique, gastronomique, écologique : le panier de légumes bio fait fureur. Pour s'approvisionner, les meilleurs solutions sont à rechercher du côté des jardins d'insertions et des «AMAP».

 

Depuis plusieurs années, l'engouement pour l'agriculture biologique ne se dément pas. La formule des paniers de légumes séduit les consommateurs soucieux de la qualité de leur alimentation et de la protection de l'environnement.  « Plus de 4 Français sur 10 consomment au moins un produit bio. Parmi eux, 22 % en consomment au moins une fois par semaine et 22% une fois par mois », analyse l'Agence Bio. La meilleur façon d'avoir des légumes bio frais et bon marché est de privilégier les circuits courts ou la vente directe, au plus près des maraîchers. Plusieurs solutions existent.

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27 décembre 2006

UN VITICULTEUR FRANCAIS EN ROUMANIE

medium_Vin_Roumanie.jpgA l'heure de l'entrée de la Roumanie dans l'Union Européenne, retour sur le parcours d'un entrepreneur atypique.

 

De la fraise à la vigne ! Drôle d'aventure que celle du comte Guy Tyrel de Poix. Rien ne prédisposait ce dentiste de Val d'Isère à devenir propriétaire d'une société viticole en Roumanie. L'histoire commence en 1986, lorsque Guy décide d'abandonner son cabinet pour s'occuper du domaine que son père possède en Corse. L'affaire tourne bien, mais l'homme a une âme d'aventurier. « En 1992, j'ai eu envie de tenter ma chance à l'étranger. J'ai pensé un moment aux vins du Nouveau Monde, en Argentine ou au Chili, mais d'autres, comme Mondavi, étaient déjà présents depuis longtemps. Je me suis alors penché sur les pays de l'Europe de l'Est : la Yougoslavie était en guerre, le terroir de Bulgarie ne me semblait pas prometteur. J'ai donc choisi la Roumanie. »

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05 décembre 2006

ENQUÊTE SUR LES CARTES DE FIDELITÉ

medium_ILLUSTRATION2.JPG9 Français sur 10 utilisent une carte de fidélité. Si celle-ci vous permet de grappiller quelques euros, tout est fait pour que vous dépensiez ensuite ce que vous avez économisé. Décryptage.


100 millions : c'est le nombre de cartes de fidélité en circulation. 90 % des français en possèdent dans l'une des enseignes de la grande distribution. La moyenne : trois cartes par ménage. Le profil type de l'utilisateur : un couple de plus de 65 ans vivant dans l'ouest de la France. C'est en général un chasseur de promos. Il fréquente peu les enseignes de hard-discount. A l'inverse, les célibataires urbains sont les moins sensibles aux vertus de la carte de fidélité. A noter que les femmes y sont davantage converties que les hommes.

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16 novembre 2006

DES MEDIAS POUR LES SOURDS

medium_websour.JPGWebsourd, société coopérative toulousaine, a mis l'innovation et le web au service de l'intégration des sourds et des malentendants. Pour tenter la réduire cette fracture du handicap.

 

De la visio-interprétation pour les mairies d'arrondissements de Paris, des flash vidéos d'information pour les sites web, des traducteurs-interprètes au service des malentendants... Créée en 2001, la société coopérative Websourd, basée à Toulouse, a placé la technologie et l'innovation au service du handicap. Son credo : faciliter la vie quotidienne et l'intégration de la population sourde et malentendante. La manière : conjuguer la langue des signes (80 000 usagers) avec les technologies modernes, la vidéo et internet. Dirigée par François Goudenove, ancien ingénieur chez Airbus et père d'un enfant sourd, elle compte 12 salariés dont 8 sourds ou malentendants.

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15 novembre 2006

DEEE : QUELLE PLACE POUR L'ÉCONOMIE SOCIALE ?

medium_3696.jpgLa directive DEEE est entrée en vigueur le 15 novembre dernier. Les entreprises d’insertion, pionnières sur ce créneau, ont du se battre pour faire reconnaître leur expérience et garder leur place.
 

La France est toujours un bien mauvais élève pour la transposition des directives européennes. La directive DEEE, qui vient d’entrer en vigueur le 15 novembre, ne fait pas exception à la règle. Près de quatre ans se sont déroulés entre la publication de deux directives européennes et leur mise en application effective. Petit retour en arrière. En 2003 sortent deux directives européennes 2002/95/CE et 2002/96/CE relatives à la limitation des substances dangereuses (RoHs) et à l’élimination des DEEE. La première interdit certaines substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques. La deuxième rend les producteurs de DEEE, fabricants et importateurs, responsables de la collecte et de son traitement, entérinant le principe du pollueur-payeur : c’est au final le client qui paie.

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12 novembre 2006

URBANISTE : INVENTER LA VILLE DE DEMAIN

medium_Grand-pavois_de_Paris.2.jpgSon terrain de travail : la ville. Son rôle : anticiper les conséquences humaines et environnementales des opérations d'aménagement. Ses armes : un solide bagage technique et le sens de la concertation.

 

Cartes communales, POS, études paysagères, programmation urbaine... En plein mois de septembre, ce n'est pas le travail qui manque pour l'agence toulousaine Turbines. Deux urbanistes qualifiées et une plasticienne travaillent au sein de cette Scop. Au menu : une quinzaine de projets en cours, dont la modification à la dernière minute d'un Plan Local d'Urbanisme. « C'est un métier passionnant. Mais pas toujours évident à gérer car dans son travail, l'urbaniste est à la croisée de l'intérêt général et de l'intérêt particulier », explique Béatrice Mondain-Monval, l'une des associés. Comme elle, près de 6 000 urbanistes exercent en France aussi bien dans le secteur privé qu'au sein des services urbanisme des collectivités locales. Là où l'architecte conçoit et où l'ingénieur construit, l'urbaniste anticipe. Ses outils : le dessin bien sûr, mais également une grande rigueur et le sens de la médiation. Car ce professionnel se doit d'éclairer les élus pour prendre les meilleures décisions dans l’aménagement de leur commune. Pas facile lorsque le politique raisonne souvent à court terme tandis que l’urbaniste réfléchit sur des échéances plus lointaines.

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10 novembre 2006

L'ÉPARGNE AU BERCEAU

medium_tirelire.gifLa plupart des banques proposent des livrets d’épargne pour les enfants de moins de 12 ans. Une idée de cadeau qui dure... et qui peut même s’avérer rentable !

 

Ouvrir un compte d'épargne à son petit-fils ou sa filleule pour Noël ? Pourquoi pas. Cela peut être un moyen de faire plaisir à un ado qui ne désire rien de plus que de l'argent pour ses étrennes, ou encore une manière d'inciter les enfants à économiser l'an prochain. En tout cas, quelles que soient les motivations des parents ou grands-parents, ceux qui optent pour le livret d'épargne plutôt que la console de jeux ont l'embarras du choix. Les banques proposent une large gamme de produits pour concurrencer le traditionnel livret A et surtout pour capter une clientèle qui, par la suite, a toutes les chances de s'avérer fidèle. En effet, seule une personne sur deux quitte un jour sa première banque... C'est également un moyen pour profiter de la manne de l'argent de poche, une coquette somme estimée à près de 2 milliards d'euros (enquête CSA/LCL 2006).

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